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Après 1870 et la défaite face aux prussiens, c’est la réorganisation :
  • Loi du 10 juillet 1871 relative à la création de nouvelles défenses, puis comité des fortifications dans un projet de loi du 27 mars 1874.
  • Position du nord : les forts de Cormeille en Parisis, Montlignon, Domont, Montmorency, Ecouen et Stains
  • Position de l’est : forts de Vaujours, Chelles, Villiers sur marne, Champigny, Sucy en brie et Villeneuve St georges.Position du sud-ouest : Fontenay-aux-roses, Palaiseau, Villeras, Haut-buc, Saint Cyr, réduits de Verrières et de Marly, batterie de Bouviers.
(Sources tirées du livre de Guy Hallé : les fortifications de Paris)

Pour améliorer la défense de Paris on fait appel à Viollet le Duc (lieutenant-colonel de réserve) et au général Séré de Rivières (polytechnicien et officier du génie) ce dernier construit les forts de la 2eme génération (150 forts, 40 ouvrages secondaires et 250 batteries d’artillerie), dont fait partie le fort de Villiers sur marne (4 eme secteur, chefferie de Champigny).
Voilà pour la situation avant la guerre de 14/18.

La bataille de la Marne et ses conséquences en région parisienne

Avec la construction de ces forts, l’armée allemande est obligé de les contourner et passe par la Belgique (pays neutre) ce qui provoque l’entrée en guerre de l’Angleterre et cette coalition stoppe l’armée ennemie qui creuse les premières tranchées et provoque la bataille de la Marne.

Canon 155
 
La défense s’organise à l’est jusqu’à Emerainville, Pontault-Combault, Lésigny et Cergay. Les forts existants sont renforcés et des abris bétonnés pour l’infanterie sont crées (les Grandes Friches, Collégien, Emerainville, Torcy.. …), on enterre aussi des batteries de 155. (Sources Fortifs.org).

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Abri des grandes Friches à coté de Pontault-Combault
 
 
L’armée prévoit une ligne de défense qui passe par les lisières est de la forêt Notre Dame, la rive du Réveillon, la lisière sud de la forêt de la Grange et le mont Griffon. (Source : Sénart forêt retranchée)

Aux alentours dans les bois de Célie, Bois St Martin et de Notre Dame, Beaubourg, parc de Croissy, St Thibault des Vignes et Torcy, nous avons retrouvé des traces de ces anciennes batteries. Bien sûr il faut faire marcher son imagination car tout était dégagé sur plusieurs centaines de mètres
                                                                                                                                                                       
Emplacements de batteries dans le bois de Célie et St Martin
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Toutes ces défenses s’inscrivaient dans le dispositif du camp retranché de Paris, voulu par le général Galliéni, gouverneur militaire de paris. Il a entouré dès 27 août 1914 la capitale de tranchées. Celles de Sénart n’ont vu le jour qu’en 1915 (Source le Parisien du 11.11.2008). Le Camp retranché de Paris ne sera effectif qu’en Mai 1915.

Après 1885, les ouvrages bétonnés autorisent l’artillerie des forts  à se disperser, on  place des batteries en zone de première ligne, pour camoufler cet armement dans la nature (source fortiffsere). Les Forts de Paris et de sa couronne ne seront pas modernisés (ajout de béton sur les maçonneries région Est de la France…).

Les batteries qui nous intéressent sont les plus sommaires, se sont des positions en terre  qui sont équipées de niches à munitions placées au bout de la voie de desserte en voie de 60.
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 Réservoir à munitions à Double rangée Forêt de Célie.
 
bulle de resistance
 
Source fortifs.over-blog.com
L’artillerie dans la zone principale de défense permet de soutenir l’infanterie et d’agir contre les tentatives de l’ennemi et de défendre l’approche du noyau central où se trouvent généralement des casernes et les magasins à poudre.
Des tranchées sont creusées  
 
  (ici Bois St Martin – Forêt de Célie)asfv
 
Maintenant nous allons parler de la vie des tranchées, ou plutôt l’enfer des tranchées, tel qu’il est raconté en livre : Le Feu (Journal d’une escouade) par Henri Barbusse.

Le manque de confort et d’hygiène, la faim, la peur, la mort, tout cela était le quotidien du soldat de 14/18.

La promiscuité, « On s’est, un à un, groupés….lorsqu’on se croise avec un autre passant, il faut , pour passer, se jeter contre la paroi et frotter son dos à la terre et son ventre au ventre du camarade… »                                       

La disposition des tranchées sur le front

 

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Elles sont reliées par des boyaux, elles ne sont pas droites mais en zigzag pour éviter les tirs d’artillerie en enfilade.

 « On est là, implantés, oisifs….. On grelotte, on est mal ; on change de place sur place, comme un bétail parqué… les tranchées françaises … sont réunies par des boyaux innombrables qui tournent et font des crochets… Il y a du coté français, environ dix mille kilomètres de tranchées et autant du coté allemand…

Les maladies se déclarent à cause des rats et des poux :

« Il renifle, passe sa manche sous son nez concave. Il fourre sa main dans sa capote et sa veste, chechant sa peau, et se gratte.

- A la chandelle, j’en ai tué trente…    

- On les voit courir dans la paille comme je te vois… »

La tenue du soldat

Il trouve tout ce qui lui tombe sous la main pour se protéger de la pluie et du froid :

«Peaux de bêtes, paquets de couvertures, toiles, passe-montagnes, bonnets de laine, de fourrure, cache-nez enfilés ou remontés en turbans, capitonnages de tricots et sur tricots, revêtements et toitures goudronnés, gommés, caoutchoutés, noirs ou de toutes les couleurs….. »

Le barda

« Le sac, c’est la malle et même l’armoire….

Mon voisin dit vrai : chaque fois qu’il arrive à son poste, après des kilomètres de boyaux, le poilu se jure bien que la prochaine fois, il se débarrassera d’un tas de choses… Mais, chaque fois qu’il se prépare à repartir, il reprend cette même charge épuisante et presque surhumaine ; et il ne la quitte jamais bien qu’il l’injurie toujours... »

Voilà le quotidien du poilu.


D’autres auteurs ont décrit cette guerre :
Roland Dorgelès :les croix de bois
Georges Duhamel : vie des martyrs…
Romain Rolland : au dessus de la mêlée.
Maurice Genevois : sous Verdun
Et côté allemand
Eric Maria Remarque : à l’ouest rien de nouveau.
 
 
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