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En ce mois de juin 1916 le commandement du Camp Retranché étudie de nouvelles dispositions défensives autour de Paris. En effet, si jusqu’à ce jour le camp s’était développé suivant le plan initial d’avant guerre avec seulement quelques aménagements, il apparait que ces prévisions sont incompatibles avec le tracé du front actuel. Le Général en Chef a donc précisé les besoins en corrélation avec les lignes ennemies passant au nord de Compiègne et vers Soissons.
Le Gouvernement Militaire de Paris se livre à une analyse très critique des positions établies les qualifiant de « presque sans valeur » et « incapable de mettre Paris à l’abri ». Il note aussi qu’il serait nécessaire d’établir une ligne de défense de 50km de rayon contre 25km précédemment ce qui demanderait 40 divisions pour la tenir. Le besoin qui s’exprime est donc de créer une Région Fortifiée laissant place à la manœuvre des troupes plutôt qu’un Camp Retranché employant une grande quantité de troupes passives et statiques. L’analyse du gouvernement militaire pointe aussi le manque de coordination entre les armées et les troupes du camp retranché.
A Villiers, une étude est en cours afin de déplacer le poste de commandement de DCA.


Ailleurs sur le Front :
3 juin : l’état de siège est proclamé à Salonique par les Alliés
4 juin : offensive russe du général Broussilov contre les forces allemandes de Mackensen 7 juin : Au fort de Vaux à Verdun, après de très violents combats dans les couloirs même du bâtiment, la garnison se rend après avoir épuisé ses réserves en eau. Les assaillants allemands rendent les honneurs au vaincus.
10-12 juin : Le bombardement en haut de la côte de Thiaumont est effroyable.  On voit des fusils émerger d’une tranchée comblée. Le mythe de la tranchée des fusils, qui deviendra tranchée des baïonnettes nait (En 1920, après des fouilles, 47 corps dont 14 identifiables sont trouvés. un monument y sera construit). En fait, il s’agit très probablement d’une fosse commune balisée par les fusils.
Fin juin : Les allemands avancent encore sur le front de Verdun au prix de terribles pertes (certains régiments français perdront plus de 1200 hommes en 7 jours). De très violents combats ont lieu à Fleury devant Douaumont et autour de l’ouvrage de Thiaumont. Ce dernier est le seul ouvrage modernisé à avoir été rayé de la carte.
29 juin: Le soldat Léon Bernard du 261e RI est porté disparu devant Thiaumont à la fin de la journée. Son fils Julien, mon grand père, a moins de 2 mois. Il a 40 ans et laisse trois enfants...

 Léon Bernard

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