Lundi, 19 Avril 2010 08:07
Le bureau d’étude du Conseil régional pour l’aménagement et la planification de l’Île de France a réalisé avec l’Institut d’Aménagement et d’Urbanisme de la Région Île de France (IAURIF) une brochure pour aider à mieux comprendre et développer avec des universitaires et des chercheurs, les convergences d’intérêts pour les fortifications en Île de France. (Les Fortifications en Île de France 1792 - 1944)
L’ASFV s’est inspirée, depuis sa création, de cette étude pour la sauvegarde du Fort de Villiers.
Lors de la conférence du 07 novembre 2009, l’ASFV a contribué avec le fort de Sucy à leurs travaux.
L’ASFV s’est inspirée, depuis sa création, de cette étude pour la sauvegarde du Fort de Villiers.
Lors de la conférence du 07 novembre 2009, l’ASFV a contribué avec le fort de Sucy à leurs travaux.
Le passé :
« L’histoire des fortifications est une partie intégrante de l’histoire des villes en général, et de l’histoire de Paris et de l’Île de France. Connaître l’histoire des fortifications, c’est aussi mieux comprendre l’un des aspects de la croissance urbaine. Conservées, transformées ou disparues, elles marquent de manière indélébile les tracés de l’histoire dans l’espace des villes. » Martin Barros
Le présent :
« L’inventaire des fortifications s’inscrit sur l’inventaire du patrimoine de l’Île de France. Richesses naturelles, archéologie, architecturales et urbaines, permettent à l’Etat, à la Région et aux collectivités locales de mener en toute connaissance les politiques de protection et de valorisation qui leur paraissent souhaitable. » Jean Pierre Lecoin directeur technique de l’IAURIF (2000).L’avenir :
« Les fortifications doivent avoir de nouveaux rôles à jouer en prenant place dans les projets de valorisation et d’aménagements de l’espace régional. C’est bien, en effet, la spécificité des démarches de l’urbanisme que de s’appuyer sur la mémoire du passé et la connaissance du présent de la ville pour orienter son avenir. » Jean Pierre Lecoin (2000)L’exemple de l’Association Vauban :
« Le premier objectif est de révéler à tous les franciliens, aux élus et responsables régionaux et départementaux ou communaux, l’existence, l’importance ou simplement le souvenir du patrimoine fortifié de la région….. Nous voudrions que ce travail soit rapproché de travaux analogues entrepris dans d’autres régions et qu’il puisse éventuellement servir de prototype pour un programme de recherche qui peut constituer un chapitre important de l’inventaire du patrimoine architectural et historique de notre pays. » Pierre Fournier Délégué pour l’Île de France de l’Association Vauban (2000)
Histoire - Séré de Rivières et le programme de 1874.
Un nouveau programme pour une nouvelle stratégie.
« Paris et Lyon furent organisées en deux vastes camps retranchés, comme en 1830-1840, par l’adjonction d’une nouvelle ceinture de forts. Le camp retranché de Paris devait servir de pivot stratégique entre les chemins de fer de l’Est et ceux du Nord. » Nous comprenons déjà le choix de la position du fort de Villiers.
Tactiquement, la place s’organise en trois groupements géographiques de forts.
1/ Au Nord : de Cormeilles à Stains…
2/ A l’Est de Vaujours à Villeneuve-St-Georges, tient les plateaux d’où les Allemands bombardaient les forts et bloquaient toutes sorties en 1870.

3/ Au Sud-Ouest de Palaiseau à Marly-le-Roi…
Tous les ouvrages sont distants de 2 à 7 km, ce qui permet de se prêter un soutien mutuel en cas d’attaque. …..Ce sont 18 forts, 5 redoutes ou réduits et 34 batteries qui furent construits entre 1874 et 1881.
Les nouvelles formes des forts :
« A partir de 1876, un modèle plus économique et moins long à construire fut adopté : le fort à « massif central », comme celui de Villiers (1878/80). Le nombre des pièces d’artillerie diminue. Le fort de Villiers se voit ainsi pourvu de 18 canons à longue portée et de 10 canons de caponnières et de 3 mortiers.
La caserne est moins haute, 2 niveaux au lieu de 3 ou 4. Un seul magasin à poudre est réalisé au lieu de deux. La puissance de feu est moindre, mais le fort plus petit est plus difficile à atteindre.
… Les objectifs potentiels de chaque canon sont répertoriés sur une tablette où les coordonnées de tir sont lues pour chaque pièce sans les calculer. Ainsi et contrairement à l’artillerie de campagne, l’artillerie des forts n’a pas à recalculer les coordonnées à chaque tir.
Les caponnières, sont souvent avec la caserne, les éléments architecturaux les plus soignés et les plus complexes…
Les progrès des explosifs chimiques et la définition d’une stratégie française plus offensive minimisant la menace d’une attaque allemande par la Belgique, rendaient les forts de Paris à la fois obsolètes et sans utilité. Les évènements d’août 1914 vinrent démentir toutes les prévisions des état-majors, même si la place de Paris présentait alors des forts qui n’auraient pas pu résister longtemps à l’artillerie du siège allemande. »
C’est la raison pour laquelle l’Association de Sauvegarde du Fort de Villiers pleinement consciente des expertises de nos spécialistes des fortifications, de l’état du fort malgré sont abandon affirme avec convictions qu’il est le seul de l’Est Parisien encore en parfait état.
Pouvons-nous le laisser encore longtemps sous l’emprise d’une volonté destructrice ou de capitulation ?
Nous espérons une prise de conscience
du patrimoine de Noisy le Grand
du patrimoine de Noisy le Grand
Références et Bibliographie :
Fiches M. Barros- J.F. Pernot - Fortifications de Paris fiche N° 531
Jean Pierre Lecoin, directeur technique de l’IAURIF (2000).
Pierre Fournier, Délégué pour l’Île de France de l’Association Vauban (2000)
Jean François Pernot, professeur au collège de France
J. Doise et M. Vaïsse, diplomatie et outil militaire, imprimerie Nationale, 1987
J.L. Cohen et A. Lortie, Des fortifs au périf, Picard, 1991
M. Hervé, Le fort de Vaujours, in « En Aulnoye jadis », N°12, 1983
A. Marga, Géographie militaire, tome 1, Berger-Levrault-Paris, 1985
H. Mazereau et M.E. Noël, Les manœuvres de forteresse, Berger-Levrault-Paris, 1985
G. Pédroncini, Histoire militaire de la France, Tome III, PUF, 1992
E. Ténot, Paris et ses fortifications 1870-1880, Paris, 1880
Sources : Services Historiques de l’Armée de Terre série 7N
Génie, article 8, section2.





