LE FORT DE VILLIERS commune de Noisy le Grand:

coordonnées GPS : 48°50’01.68“N . 02°33’15.91“E

référencé «INDEX des FORTIFICATION FRANÇAISE 1874-1914», page 585, 806

Fort de Villiers

Si il y a un lieu dont on ne parle pas ou très peu dans notre ville de Noisy le Grand, c’est le fort de Villiers. C'est probablement la raison pour laquelle depuis peu de temps d’importantes dégradations ont beaucoup abîmé cet endroit unique.

Lors du dernier Conseil Municipal, Madame Brigitte Marsigny a posé la question à notre Edile pour savoir si une plainte avait été déposée. Réponse : L’acquisition de ce lieu avait pour but sa SAUVEGARDE, qu’il n’était point besoin de porter plainte, vu l’état déjà délabré du lieu.

Nous nous posons donc encore une fois la question :

Le Maire n’est-il pas la garant des biens privés de la commune ?

Nous ne développerons pas ici tous les motifs du non respect de ce lieu, laissé à l’abandon depuis 2007, (lire notre précédent article novembre 2012) mais nous posons encore à monsieur le Maire, la question de la sauvegarde du fort de Villiers qui a fait partie de l'histoire de la défense de Paris contre les invasions prussiennes.

doit-il être effacé de la mémoire de nos étudiants et concitoyens?

Certes, les intérêts fonciers sont sans doute éminents dans cette histoire, mais le récit même des péripéties de son parcours au travers des siècles, 1880-2013, mérite qu’à la veille de la commémoration du Centenaire de la guerre de 14/18, que nous révélions quelques détails de son histoire qui a participé à celle de la région Parisienne et de Paris.

Afin de n’offenser personne, et surtout pas notre Maire qui veut SAUVER maintenant le fort de Villiers, un livre sur l’histoire de notre ville devrait bientôt paraitre ? Souhaitons que le fort de Villiers y apparaisse en bonne et belle place.

La ville de Noisy le Grand présente beaucoup de contrastes. Elle parle du fort de Villiers comme faisant parti de son patrimoine, mais le laisse à l’abandon! (Noisy-Mag octobre 2010)

Parlons plus particulièrement du fort de Villiers puisque ce site lui est dédié.

La passerelle de l’entrée s’effondre. C’est le seul point d’accès au fort. En dépit du danger que représente son franchissement et de l’interdiction de passer qui a fait l’objet d’un arrêté municipal, il y a des personnes qui visitent le fort ! Et ils ont les clefs !

Les services de la Mairie auraient-ils retrouvé les clefs ?

En effet point besoin de franchir le pont : nous voyons très bien que la porte de l’ancien locale de l’école de tir sportif, qui avait été inauguré et parrainé le 2 octobre 1994 par Franck Badiou, Vice Champion Olympique à Barcelone en 1992, est ouverte à tout vent.

C’est un grand dommage pour ces locaux qui avaient été restaurés et entretenus, avec l’aide de la Ville il y a bientôt vingt ans, par une équipe de bénévoles très soucieux de leurs installations et du lieu patrimonial qu’ils occupaient.

asfv asfv

Le grand paris et les forts d’Ile de France. Les architectes urbanistes se penchent avec intérêt sur ce patrimoine oublié.

L’actualité est très riche ces jours ci. Les architectes urbanistes, dont le célèbre Roland Castro dans le cadre de la présentation de son projet pour le Grand Paris, l’Institut national du Patrimoine et l’Institut pour la formation des élus territoriaux, viennent de manifester aux forts d’Ile de France un intérêt (presque) inattendu mais que l’ASFV n’a pas manqué de relever.

"Une des qualités du Grand Paris est de fabriquer de l'ailleurs à deux pas de chez soi", a déclaré l'architecte et urbaniste Roland Castro, lors de son intervention devant le comité de pilotage et le conseil scientifique de la consultation internationale pour l'avenir du Paris métropolitain le 12 mars au Conseil économique et social à Paris. « Il y a de nombreux forts en Ile de France, d'ailleurs on avait soulevé le lièvre depuis longtemps avec mon ami Cantal » a-t-il souligné en prenant en exemple le fort de Charenton, pour lequel il a imaginé un fort pour les enfants.
Fort de Charenton
Jean Nouvel, architecte de l'Institut du monde arabe et du Musée du quai Branly à Paris, a conclu avec la ville de Nice en 2006 un projet de reconversion de l'ancien fort militaire enterré du Mont Boron. La municipalité niçoise, qui avait racheté à l'armée cette batterie militaire semi enterrée pour 800.000 euros, l'avait cédée gracieusement à l'architecte pour 50 ans. Le fort doit être transformé en espace de travail, de recherche, de formation et d'exposition sur l'architecture.

Le fort accueillera une fondation destinée à accueillir des architectes du monde entier qui approfondiront des sujets touchant à la Méditerranée. Il est également destiné à devenir un lieu de de rencontres, de débats et d’expositions sur la création architecturale contemporaine. La formation de jeunes professionnels et des expositions ouvertes au public font également partie du projet. Jean Nouvel devrait pouvoir s’installer dans le bâtiment au cours de 2009.

Le projet aura nécessité deux ans de travaux pour réaménager - sans trop toucher à l'extérieur - des locaux datant de 1887 et plus de 2,5 millions d'euros dans des installations appelées à conjuguer histoire et modernité.. La création d’un événement « mois de l'architecture » est envisagé pour 2011.

En ligne

Nous avons 5 invités et aucun membre en ligne

Accès

Aller au haut